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Centre des Ecrivains du Sud - Jean Giono


Créé en octobre 2000, le Centre se veut un espace culturel et universitaire, dont le but est de promouvoir la littérature, celle du Sud en particulier. Sous l'égide de son initiatrice, Paule Constant, prix Goncourt, le Centre fait partie intégrante de l'Institut d'Etudes françaises pour Etudiants Etrangers, et c'est un pôle de recherche reconnu.

Publications:

Mon héros préféré, Actes des Journées des Ecrivains du Sud 2006: éd. Transbordeurs, ISBN : 978-2-84957-096-8

Comment j'ai lu des contes de fées, actes des Journées des Ecrivains du Sud 2005, éditions Transbordeurs [97, Traverse de la Gouffonne, 13009 Marseille], 117 p., 2005, ISBN 2-84957-047-8, diffusion Seuil-Volumen.



Comment j'ai lu des romans d'aventure, actes des Journées des Ecrivains du Sud 2004, éditions Transbordeurs [97, Traverse de la Gouffonne, 13009 Marseille], 117 p., 2005, ISBN 2-84957-029-X, diffusion Seuil-Volumen.



Comment j'ai lu Giono, Actes des Journées des Ecrivains du Sud 2003, L'Atelier du roman, Paris, mars 2004, 37, 19-82

N'hésitez pas à consulter la page Actualités de l'I.E.F.E.E pour être informé des manifestations organisées par le Centre des Ecrivains du Sud.
Renseignements
Centre des Écrivains du Sud - Jean-Giono
Institut d'Études Françaises pour Étudiants Etrangers
23, rue Gaston de Saporta
13625 Aix-en-Provence. Cedex 1
Tél. 04 42 21 70 90
Fax 04 42 23 02 64

2006-2007

Mars 2007

Le Centre des Ecrivains du Sud - Jean Giono
vous convie aux
Journées des Ecrivains du Sud
les 29, 30 et 31 Mars 2007

Comment j'ai lu des Romans d'amour
De "Tristan et Yseult" au roman photo

Journées animées par Paule Constant.



Jeudi 29 Mars 2007 de 18 h à 20 h
Vendredi 30 Mars de 18 h à 20 h
Samedi 31 Mars de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 18 h
Amphithéâtre Zyromski, I.E.F.E.E, Hôtel Maynier d'Oppède, 23 rue Gaston de Saporta, 13100 Aix-en-Provence - tel : 04 42 21 70 90
Entrée libre.

Télécharger l'affiche au format PDF.
Télécharger le programme au format PDF.
Télécharger les bio-bibliographies des écrivains participant aux Journées. (format PDF)

Liste des auteurs et des oeuvres évoquées
Michel Déon : Ulysse et Nausicaa (L’Odyssée)
Anne-Marie Garat : Saint-Augustin, Delly
Michèle Gazier : Don Quichotte
Alain Gordon Gentil : Ahimsa (lettres d'amour de Gandhi, écrites en prison)
Stéphane Heuet : L'Atlantide (Pierre Benoît)
Christine Jordis : L'Amant de lady Chatterley
Michaël Kleeberg : Un amour de Swann, Belle du seigneur
Robert Kopp : Le Banquet (Platon)
Gilles Lapouge : La confession impudique (Junichirö Tanizaki)
Björn Larsson : de Tristan et Yseult à l'Education sentimentale
Camille Laurens : Adolphe
Pierre Lepape : Lettres de Diderot à Sophie Volland
Alain Mabanckou : L’amour au temps du choléra (Gabriel García Márquez)
Mona Ozouf : Les ailes de la colombe (Henry James)
Daniel Picouly : Le roman-photo
Elisabeth Roudinesco : Les Misérables, La duchesse de Langeais
Danièle Sallenave : Jane Eyre (Charlotte Brontë)

Propos sur le roman d'amour
recueillis par Paule Constant
Qu'est-ce qu'un roman d'amour pour vous? Pourquoi avez vous choisi le texte dont vous allez parler?

Michel Déon
« Nous ne lisons pas les romans d'amour, nous sommes lus et dévoilés par eux. Des lecteurs les subliment, d'autres les humilient. A ceux qui écrivent des romans où l'amour joue un grand rôle, il est vivement conseillé de ne pas tout dire et de laisser au lecteur la liberté de s'approprier la fiction pour un soir ou pour des siècles. »

Anne-Marie Garat
« Un roman d’amour c’est pour moi le pendant et le contraire du roman viril, une épopée des guerres au féminin qui entraîne sur ses territoires le chevalier sans armure ; possession, folies, passions et tourments, le coeur en est le héros, fauteur de trouble, énergumène, démêleur et noueur de liens. La faveur est bien plus cruelle que le ruban, la séduction que le pugilat, le philtre que le désir, et bien loin d’apaiser les tensions (on l’a dit conformiste, voire réactionnaire), le roman d’amour les exacerbe et les met en crise, déchire plus qu’il n’unit, divise et sépare, obstacles et sacrifices et renoncements. Mais dans tout ce désordre “féminin”, les mâles sont aux premières loges, le bel ennemi, l’allié d’élection, le partenaire royal, ce que n’a jamais consenti aux femmes l’héroïsme épique. Un rituel initiatique de l’épreuve érotique et sentimentale. Beaucoup d’hommes fréquentent en douce, en fraude, cette encyclopédie troublante, en cachette et le feu aux joues, comme les enfants dévorent les livres interdits. J’ai choisi Delly et Saint Augustin comme mes livres d’initiation amoureuse. »

Michèle Gazier
« Dans le roman d’amour, je retrouve des éléments de ce qu’est pour moi le sentiment amoureux. Ou qui parfois dévoile en moi des sentiments enfouis, non identifiés. Le roman d’amour est d’abord un roman, c’est-à-dire une construction, une manière de faire passer à travers la fiction une vérité parfois difficile à dire et/ou à cerner en l’occurrence ici l’amour, la passion. Tous les romans ont quelque chose qui relève de l’amour ne serait-ce que l’amour des mots, de l’écriture, de la fiction…
Pourquoi le Quichotte ? Parce que pour moi le Quichotte est à plusieurs titres un roman d’amour. Pour l’hispaniste que je suis, amour d’une langue espagnole somptueuse qui m’a fortifiée dans la revendication de mes origines espagnoles. Amour passion de la lecture, dans lequel je me reconnais, qui certes rend fou, mais qui donne vie. Art d’aimer d’un homme qui à travers son rêve de chevalerie donne à la plus humble des paysannes un statut de dame de cour, dame de coeur. »

Christine Jordis
« Un roman d'amour, pour moi, est un roman écrit en état d'amour : il faut que passe dans les pages, que se communique au lecteur par l'écriture, le sentiment de bonheur que fait naître cette forme-là d'intensité. Il ne consiste pas à parler d'amour, pas nécessairement, et de sexe encore moins (trop de romans fluets, pornographiques plutôt qu'érotiques, d'ailleurs, nous laissent une impression d'ennui et de tristesse). Car l'amour peut aussi bien s'adresser au paysage, à un arbre ou une plante, ou encore un animal : le tout c'est que se manifeste à ce propos un peu du bonheur et de l'émerveillement que donne le fait d'aimer. Le goût de la vie - de la vie en état d'amour -, D.H. Lawrence l'avait profondément. Pour lui, elle était reliée au mystère insondable de la sexualité; le sexe constituant le grand remède à une civilisation moderne stérilisante. Aussi L'Amant de Lady Chatterley, où l'on voit se rejoindre dans l'amour deux êtres que tout sépare, est-il un rêve d'harmonie auquel on a envie de croire. »

Stéphane Heuet
« Si le sujet principal du roman d’amour est la naissance ou les péripéties d’une relation amoureuse, il me semble surtout que les protagonistes, ou leur relation, doivent être extraordinaires. Le lecteur doit être le témoin d’une histoire qui ne lui est jamais arrivée et qui ne lui arrivera jamais, car trop forte, trop absolue, trop invivable. Un amour digne d’un roman d’amour est d’ailleurs rarement vécu dans la sérénité. Héloïse et Abélard, Tristan et Yseult... vouloir devenir acteur d’une telle histoire, c’est accepter le risque de se perdre.
L’Atlantide, de Pierre Benoît, s’inscrit parfaitement dans ce schéma. Tout y est : le Hoggar, les rebelles, l’expédition dangereuse, les traquenards, la violence et le crime, mais, indifférents à ce cadre, comme intemporels et surhumains, Morhange, le paladin moderne, le moine-soldat, et la reine Antinéa, descendante de Cléopâtre, vivent un destin amoureux hors norme, que celui qui raconte l’histoire, André de Saint-Avit, contemple avec jalousie et impuissance, avant d’accepter l’anéantissement pour le vivre à son tour. Il passe alors de l’autre côté, et notre narrateur s’évanouit dans le désert. »

Robert Kopp
« Un roman d’amour est d'abord une très belle histoire triste. Belle, parce qu'il n'y a pas de sentiments plus exaltant que l'amour. Triste, parce qu'il n'y a pas d'amour heureux. Aimer c'est vivre; aimer c'est souffrir et faire souffrir, aimer c'est mourir. C'est ce qu'ont appris la Princesse de Clèves, Manon Lescaut, Adolphe, Séraphîta et bien d'autres. Mais alors que le commun des mortels lèche ses plaies en silence, le romancier prend sur lui de donner forme à nos joies et nos délires, à nos peines et nos humiliations. Le Banquet de Platon n'est certes pas un roman mais c'est un des tout premiers textes entièrement consacré à l'amour, à toutes les formes possibles et imaginables de l'amour. On y trouve notamment le mythe de l'androgyne, être double mais un, masculin/masculin ou masculin/féminin. Un être parfait, mais orgueilleux, et qui a payé le prix de son insolence envers la divinité par la séparation en deux moitiés. Celles-ci sont condamnées à se chercher éternellement. Au début de tous les romans et avant eux, il y a donc eu cette conception de l'amour comme errance, comme recherche, comme aspiration vers l'autre, comme insatisfaction, comme douleur de l'unité perdue et retrouvée dans la mort. Le Banquet revit aussi bien dans Sodome et Gomorrhe que dans Les Météores de Michel Tournier, dans L'Homme sans qualité que dans Porporino de Dominique Fernandez. C'est un des textes fondateurs de notre modernité. »

Gilles Lapouge
« Je me demande parfois si la plupart des romans, en Occident, ne sont pas aussi des romans d’amour. Cela commence très tôt : l’un des premiers grands cycles romanesques du Moyen Age est cette « belle histoire d’amour et de mort », qui conte la légende de Tristan et Iseult. L’amour entre Iseult la blonde et Tristan est une erreur. Si les deux jeunes gens s’unissent à en mourir, c’est par hasard, ce qui veut dire par une fatalité qui se met à la traverse des conventions, des respectabilités et des usages : en effet, le philtre d’amour qu’avait préparé la mère d’Iseult devait unir la jeune fille avec le roi Marc de Cornouailles. C’est par méprise que le breuvage merveilleux est bu non par le roi Marc mais par Tristan, le jeune chevalier si brave, si beau et qui joue si bien de la harpe. Ce philtre rassemble tous les ingrédients de la tragédie qui hante le roman d’amour occidental : le hasard, l’amour et la mort. Et le nom choisi par les bardes bretons pour désigner l’amant d’Iseult, Tristan, ajoute que l’amour est une passion triste.
J’ai choisi le roman de Junichirô Tanizaki sans songer à Tristan et Iseult. De fait, il est aux antipodes du roman d’amour européen. En le relisant, pourtant, j’ai été frappé par quelques obscures connivences, et par les embrouillaminis, dans les deux textes, de l’amour et de la mort. La confession impudique, ou La clef, recoupe de loin plusieurs thèmes de la légende bretonne, même si les deux victimes de l’amour fou ne sont pas des amants mais des époux. Les baisers qu’échangent l’homme et la femme, avec la complicité réclamée d’un troisième personnage, sont des baisers assassins. Le roman japonais pousse la relation des corps jusqu’à la mise à mort qu’accomplit une femme par le seul pouvoir de son sexe, une femme parfaitement conventionnelle, mais que dévorent des besoins érotiques sans limites. Quand il paraît au Japon, en I956, le roman de Tanizaki fait scandale. L’écrivain du splendide Eloge de l’ombre a franchi les limites de l’obscénité même si depuis la fin de la guerre les tabous se levaient peu à peu au Japon comme en Europe. À lire ce texte, un demi-siècle plus tard, ce n’est plus la violence sexuelle qui nous angoisse, si grandes ont été les avancées accomplies pendant cette période par toutes les littératures. C’est l’amour cannibale, et pourtant aussi protocolaire que les relations à la Cour de Versailles, qui règle les rapports entre les époux enchaînés. »

Björn Larsson
« A quoi cela sert-il de lire des romans d’amour... et de les écrire ? La question mérite certainement d’être posée. Non seulement parce que l’amour est sans aucun doute le premier thème de la littérature, mais aussi parce que cela fait plus de deux millénaires que les écrivains parlent de l’amour sans que cela semble nous avoir rendu plus aptes à aimer. Peut-on apprendre à mieux aimer en lisant des romans d’amour ? Peut-on y puiser la force pour lutter contre un chagrin d’amour, pour affronter un adultère ou pour surmonter un divorce ? La lecture de Madame Bovary peut-elle nous aider à éviter de finir comme la pauvre Emma qui, elle, justement, avait lu trop de romans d’amour ? Ou faut-il au contraire craindre que la lecture des romans d’amour nous donne une image idylliquement illusoire de l’amour dans la vie réelle — comme Emma encore? Si on cherche la réponse à ces questions et à d’autres du même genre dans les grands romans d’amour classiques, de Tristan et Yseut jusqu’à L’Education sentimentale, on ne peut qu’être pessimiste ; partout, c’est l’amour malheureux qui se termine en catastrophe qui est raconté. Qu’est-ce qui peut alors expliquer cette soif insatiable de lire des romans d’amour ? Et pourquoi les écrivains s’obstinent-ils à continuer à en parler ? Est-ce une forme de consolation ? Ou, au contraire, l’expression d’une espérance désespérée ? La question est posée. Aux Ecrivains du Sud de trouver les réponses ! »

Camille Laurens
« Un roman d'amour est un roman dans lequel est interrogé, décrit, analysé le sentiment qui fait exister une personne dans l'imagination d'une autre et un corps dans le désir d'un autre. L'imagination et le désir étant variés et complexes, un roman d'amour intègre la haine, la jalousie, la destructivité, l'illusion...: le vrai sujet d'un roman d'amour, c'est le rapport à l'altérité. C'est pourquoi j'ai choisi de parler du chefd'oeuvre de Benjamin Constant, Adolphe, qui adosse la question de l'amour à la tragédie de la solitude individuelle : que faire de l'autre lorsqu'il surgit ? Communier ? Communiquer ? Fuir ? Détruire ? Qu'estce que cet homme et cette femme, Adolphe et Ellénore, peuvent (ou non) mettre en commun, voilà le sujet, et il est universel. »

Pierre Lepape
« L’amour et le roman ont partie liée ; il n’y a guère de romans où il ne soit pas question d’amour. Mais l’amour peut n’occuper qu’un petit coin du tableau. Il y a roman d’amour quand ce petit coin éclaire les endroits les plus reculés, de sorte que, même lorsqu’on parle de tout autre chose, ou de rien, il en est encore question.
J’ai choisi Les Lettres à Sophie Volland, de Diderot, parce qu’il s’agit d’un roman « vrai » dans un domaine où l’invention amoureuse, c’est à dire l’artifice, domine. Pendant trente ans, Diderot et sa correspondante silencieuse, inventent les mots qui leur permettent de combler l’absence, l’attente et la séparation. Diderot invente à chaque lettre les moyens de séduire à nouveau. »

Alain Mabanckou
« Pour moi un roman d'amour n'est pas, comme on pourrait le penser, un roman à l'eau de rose ou une histoire de princesse qui attend son prince, avec à la clé un dénouement heureux. Un roman d'amour est une oeuvre de fiction dans laquelle se manifestent et éclatent nos angoisses, nos obsessions et tous les sacrifices dont nous sommes capables pour que triomphe le genre humain. Ces ingrédients, je les retrouve avec bonheur dans L'Amour aux temps du choléra de Gabriel García Márquez dont la citation suivante pourrait tout résumer : "J'ai mal de non de mourir mais de ne pas mourir d'amour". Dans ce livre, deux personnages, Florentino et Fermina, nous montrent comment il est difficile de percer le mystère de l'amour et comment la contrariété peut parfois y ajouter de la tragédie sans pour autant altérer les sentiments de l'un ou de l'autre. Le roman d'amour est ainsi la preuve que nous serons sans cesse en quête d'une autre manière de regarder et de comprendre l'autre ».

Mona Ozouf
« Comment sait-on qu’on a ouvert un roman d’amour ? Quand il y a du feu dans la cheminée, du vent dans les voiles, des rencontres intempestives, des cartes soudain rebattues, de laborieux échafaudages brutalement mis à bas, des aveugles tout à coup capables de double vue, des muets auxquels la parole est rendue. Il y a tout cela dans Les Ailes de la colombe, (Henry James) dont le thème central est l’incompatibilité absolue de l’amour avec le monde du contrat. Le roman est l’histoire d’une minutieuse machination, montée par deux jeunes gens pauvres pour s’approprier une héritière dont la fabuleuse richesse et la maladie mortelle font une victime désignée. Il relate par le menu les contrats qui ont été passés entre les héros, d’abord scrupuleusement pensés, exécutés et payés, puis défaits par le seul pouvoir mystérieux de l’amour. La force des Ailes de la colombe est de raconter comment la folie du don amoureux triomphe de la raison des calculs économiques. »

Daniel Picouly
« Un roman d'amour est un coucou qui fait du roman son nid. Le coucou a le dos gris et le ventre blanc rayé de gris, ce qui l'apparente à un forçat de l'amour. Il mesure 32 cm, ce qui le prédispose à la vantardise. Le coucou suisse est une figuration horlogère de l'amour et son intermittence. J'ai choisi les romans-photos pour parler du roman d'amour car ils sont les seuls à avoir le courage d'avouer qu'ils racontent toujours la même histoire, de la même façon, à la différence du roman tout-court qui s'ingénie à essayer de prouver le contraire et qui y parvient sauf auprès du coucou à qui on ne la fait pas ! »

Danièle Sallenave
« Tous les romans sont, à quelques très rares exceptions près, des romans d’amour : il paraît difficile d’imaginer que la peinture de l’expérience et la méditation du vécu (autre nom du roman), puissent ne pas aborder l’amour, la jalousie, la passion etc.
Mais “un roman d’amour” c’est autre chose : l’amour est son véritable, profond et unique sujet. Pas n’importe quel amour, pas une succession d’amours. Mais les épreuves et finalement le triomphe de “l’amour unique”, qui est si rare, et dont justement nous poursuivons l’image dans le roman. Dans certains romans. Comme, précisément Jane Eyre (Charlotte Brontë). Je l’ai choisi pour cette rencontre parce que tout m’y a enchantée dès que je l’ai lu, d’abord en français, au sortir de l’adolescence. Tout : y compris le romanesque échevelé de la rencontre (le cheval emballé sur la lande), le mélo de la fin (l’incendie allumé par la folle) car, en contrepoint, c’est un livre d’un puissant réalisme social. Surtout : c’est, écrit par une femme d’exception, un admirable point de vue de femme sur l’amour. Jane y échappe à toutes les conventions (ou presque), à toutes les images traditionnelles : elle aime, pense, réfléchit, affronte et sort victorieuse de l’épreuve. »

Février 2007

Le Centre des Ecrivains du Sud - Jean Giono
vous convie à la rencontre
La Passion d'écrire
avec Catherine LEPRONT et Marc DUGAIN

Débat animé par Paule CONSTANT.

Jeudi 15 Février 2007 à l'Amphithéâtre Zyromski, I.E.F.E.E, Hôtel Maynier d'Oppède, 23 rue Gaston de Saporta, 13100 Aix-en-Provence - tel : 04 42 21 70 90
Entrée libre.



Janvier 2007

Sous l'égide de Richard GHEVONTIAN, directeur de l'I.E.F.E.E, a eu lieu la rencontre La Création littéraire, avec Paule CONSTANT
Le débat, devant un public nombreux et passionné, était animé par Jean-Max TIXIER et Anne-Marie MITCHELL.




Après la conférence, les auditeurs et l'écrivain partagent des instants privilégiés lors d'une séance de signatures.Le dernier roman de Paule Constant, La Bête à chagrin, est paru aux Editions Gallimard.



Master class sur Gilles LAPOUGE.
Entretien du 7 décembre 2006 : « Un romancier en Provence», avec Gilles LAPOUGE.



Master class avec Philippe BESSON.
Entretien du 16 novembre 2006 : « Fait divers et littérature », avec Philippe BESSON, Jérôme BÉGLÉ (journaliste), Denis TROSSERO (journaliste), Etienne SESMAT (enquêteur).



Master class avec Jacques MENY sur Jean Giono.
Entretien du 19 octobre 2006 : « Giono intime », avec Sylvie GIONO et Jacques MENY.



2005-2006

Journées des Ecrivains du Sud 2006 (31 mars et 1er avril) : "Mon héros préféré", avec Pierre BRUNEL, Patrick CAUVIN, René de CECCATTY, Paule CONSTANT, Régis DEBRAY, Florence DELAY, Michel DÉON, Stéphane HEUET, Paula JACQUES, Christine JORDIS, Robert KOPP, Gilles LAPOUGE, Jacques MÉNY, Jacques ROUBAUD, Pascale ROZE, François VALLEJO.



Master class avec Stéphane AUDEGUY.
Master class avec Hédi KADDOUR.
Entretien du 9 février 2006 : « Premiers romans», avec Stéphane AUDEGUY et Hédi KADDOUR;



Master class avec Danièle SALLENAVE.
Master class avec Armel JOB;
Entretien du 19 janvier 2006: « Les Prix GIONO», avec Danièle SALLENAVE et Armel JOB.



Master class sur Michel DEON par Gil CHARBONNIER.
Entretien du 8 décembre 2005 : « Un romancier dans le siècle », avec Michel Déon.



Master class avec Michèle GAZIER.
Master class avec Thomas B. REVERDY.
Entretien du 17 novembre 2005 : « L’actualité littéraire», avec Michèle GAZIER et Thomas B. REVERDY.



Master class avec Mauro PINHEIRO.
Entretien du 27 octobre 2005 : « Mon métier de traducteur : de l’anglais et du français au brésilien », avec Mauro PINHEIRO

Master class avec Jacques MÉNY.
Entretien du 20 octobre 2005 : « Le cinéma de Jean Giono», avec Jacques MÉNY.



2004-2005

Journées des Ecrivains du Sud 2005 (1er et 2 avril 2005), présidées par Michel TOURNIER : "Comment j'ai lu des Contes de fées", avec François ANGELIER, René de CECCATTY, Michel DÉON, Pierre DUBOIS, Pierrette FLEUTIAUX, Anne-Marie GARAT, Michèle GAZIER, Claudine GLOT, Michel HOST, Christine JORDIS, Jacques JOUET, Vénus KHOURY-GHATA, Robert KOPP, Gilles LAPOUGE, Pierre LEPAPE, Jacques MÉNY, Daniel PENNAC, Chantal ROBILLARD, Marie TANNEUX, Michel TOURNIER, Paule CONSTANT.

Master class avec Claudine GLOT : "Introduction à l’histoire des contes de fées".

Master class avec Michèle GAZIER.
Entretien du 10 février 2005 : « Regards croisés », avec Michèle GAZIER et Pierre LEPAPE.



Master class avec Daniel MAXIMIN.
Master class avec Marc DURIN-VALOIS.
Entretien du 13 janvier :« Iles et continents noirs », avec Daniel MAXIMIN et Marc DURIN-VALOIS.

Master class avec Jean-Rémy BARLAND : « La critique littéraire dans la presse et à la radio ». Introduction au travail critique de Michèle Gazier à Télérama et de Pierre Lepape au Monde.



Master class avec Eduardo MANET.
Entretien du 16 décembre 2004 : « Un écrivain dans le siécle », avec Eduardo MANET.



Master class avec Philippe FOREST,
Master class avec Alain ABSIRE.
Entretien du 18 novembre 2004 : « L'actualité littéraire », avec Alain ABSIRE et Philippe FOREST.

2003-2004

Journées des Ecrivains du Sud 2004 (2 et 3 avril 2004), présidées par Gilles LAPOUGE : "Comment j'ai lu des romans d'aventure", avec Didier DECOIN, Michel DÉON, Pierre DUBOIS, Alain DUGRAND, Christine JORDIS, Robert KOPP, Andreï KOURKOV, Gilles LAPOUGE, Björn LARSSON, Pierre MERTENS, Jean-Noë:l PANCRAZI, Patrick RAMBAUD, Jean-Yves TADIÉ, Michel TOURNIER, Philippe VALLET, Paule CONSTANT.

Master class avec Laurence COSSE.
Master class avec Christine JORDIS.
Entretien du 5 février 2004 : « Figures de femmes », avec Laurence COSSE et Christine JORDIS.

Master class avec Roger GRENIER.
Master class avec Alice KAPLAN sur la traduction littéraire : "Du français à l’américain."
Entretien du 15 janvier 2004 : « Un intellectuel dans le siècle », avec Roger GRENIER et Alice KAPLAN.

Master class avec Pascal LAINE.
Entretien du 11 décembre 2003: « Vérité historique et vérité romanesque », avec Pascal LAINE, Philippe VALLET.

Master class avec Paula JACQUES;
Master class avec Vénus KHOURY-GHATA
Entretien du 20 novembre 2003 : « Les Orientales », avec Paula JACQUES, Vénus KHOURY GHATA, Kenizé MOURAD.

2002-2003

Journées des Ecrivains du Sud 2003, présidées par Michel DÉON, de l'Académie française : « Comment j’ai lu Giono ». Avec Daniel ARSAND, Christiane BAROCHE, Pierre BERGÉ, Henri COULONGES, Laurence COSSÉ, Benedetta CRAVERI, Michel DÉON, Raymond JEAN, Gilles LAPOUGE, Michel LAYAZ, Claude MOURTHÉ, Eric NEUHOFF, Jean-Max TIXIER, Paule CONSTANT.

Entretien du 6 février 2003 : « Le roman de l'histoire», avec Françoise CHANDERNAGOR.

Master class avec Bernard PINGAUD.
Entretien du 5 janvier 2003 : « L'écrivain dans son siècle », avec Bernard PINGAUD et Gérard KHOURY.

Master class avec Christiane BAROCHE.
Entretien du 5 décembre 2002 : « Quand les romancières inventent le XVIIIe siècle », avec Chantal THOMAS et Christiane BAROCHE.

Master class avec Jean-Max TIXIER.
Entretien du 7 novembre 2002 : « La Provence dans le roman et le roman de la Provence », avec Jean-Max TIXIER, Jean SICCARDI, Jean-Michel THIBAUX.

2001-2002

Colloque « Antonin Artaud, écrivain du Sud », les 25 et 26 mars 2002.

Master class avec Patrick GRAINVILLE.
Master class avec Jean-Noël PANCRAZI.
Master class avec Jacques ALMIRA.
Entretien du 7 mars 2002: « L’aventure du roman », avec Patrick GRAINVILLE , Jean-Noël PANCRAZI, Jacques ALMIRA.

Journée des Ecrivains du Sud 2002 (7 février), présidée par Gérard MOREAU : « Le polar marseillais » : Patrick BLAISE, Philippe CARRESE, Ysa D EDEAU, Jean-Paul DELFINO, Gilles DEL PAPPAS, Cédric FABRE, Jean-Richard FERNAND, René MERLE, Anne-Marie MITCHELL, Gérard MOREAU, François THOMAZEAU.

Master class avec Gilles LAPOUGE.
Entretien du 14 janvier 2002 : "Le sentiment de la Méditerranée", avec Gilles LAPOUGE et Thierry FABRE.

Master class avec Michel DEON.
Entretien du 10 décembre 2001 : «Mythologies du sud», avec Michel DEON et Jacques LACARRIERE.

Entretien du 5 décembre 2001 : «Actualité littéraire : le prix Goncourt», avec Jean-Christophe RUFIN.

Master class avec Pierre GESTEDE, responsable de la presse aux Editions Gallimard : «Le métier d’attaché de presse».

Entretien du 24 octobre 2001 : «Un écrivain dans le siècle», avec Marcel JULLIAN.

Master class avec Jean-Paul DELFINO : "Introduction au roman policier".

2000-2001 - Le roman contemporain

Master class avec Laurence COSSE.
Master class avec Daniel ARSAND.
Entretien du 19 mars 2001 : « Actualité romanesque », avec Laurence COSSÉ et Daniel ARSAND.

Master class avec Ahmadou KOUROUMA
Entretien du 12 février 2001 : «Continent noir», avec Ahmadou KOUROUMA.

Entretien du 18 janvier 2000 : «L’écrivain voyageur», avec Erik ORSENNA.

Entretien du 8 décembre 2000 : «La géographie romanesque de Giono», avec Gilles LAPOUGE.

Le Mystère Giono, film de Jacques MÉNY, 17 novembre 2000.




ENGLISH

The Southern Writers Centre - Jean Giono is literally a creation of the novelist Paule Constant. She has been awarded the Goncourt Prize amongst others and is the author of eight novels, published by the well-known publisher Gallimard and translated internationally. Her long time project has been an active part of the French intellectual life for six years now. The Centre aims at enhancing the knowledge of contemporary French (or French written) literature in connection with the notion of "South", and as such, the masterclasses taking place on a regular basis in the beautiful Hôtel Maynier d'Oppède with authors, critics and journalists of great reputation are an essential part of the students' cursus at an advanced level. The Journées des Ecrivains du Sud, open to the public as well as the conferences, are a unique means to get a better understanding of today's literary trends.

SVENSKA

« Centre des Ecrivains du Sud », en mötesplats för regionens och för Frankrikes författare, skapades àr 2000. Föreningens främsta syfte är att främja litteraturens ställning, speciellt den skönlitteratur som skrivs inom regionen. Centret, som drivs under den Prix Goncourt-belönade författarinnan Paule Constants ledning, är en del av I.E.F.E.E (Institutet för utländska studenter) och är en erkänd forskningsresurs inom det litteraturvetenskapliga fältet.